4eme de couverture : Mino est en pleine crise d'adolescence : il vit avec son iPod sur les oreilles, boit des litres de Coca-Cola, passe des heures dans la salle de bains à s'enduire les cheveux de gel, ne met jamais la table et, bien sûr ne fait strictement rien au lycée. Ses parents sont divorcés et sa mère, qui s'apprête à se remarier, se sent quelque peu dépassée.

Désespérée de n'avoir pas su offrir à Mino une vie de famille modèle, elle décide de s'engager dans un parcours de formation à la parentalité. Et de changer les règles du jeu avec son fils. Entre achats en ligne compulsifs, conversations avec des enseignants démoralisés et tentatives de pâtisseries lyophilisées, Valentina Diana aborde avec talent l'adolescence et l'éducation dans ce roman percutant, explosif et d'une infinie tendresse.

Mon avis : "Dégage !", titre prémonitoire, puisque, moi, lectrice, j'ai pris mes jambes à mon cou dès la 125e page. J'ai choisi ce livre, car je suis maman de trois enfants, dont deux de plus de quinze ans scotchés à leur ordinateur, tablette et téléphone portable, et je me sentais proche du sujet...

Qu'est-ce qui a causé ma fuite ? La rapidité des chapitres, le manque de souffle sur certaines pages et la perdition, parfois, ne sachant plus où j'en étais dans l'histoire. La mère de Mino perd, certes, son fils, mais elle laisse le lecteur en route.

Ce rythme soutenu d'écriture est agaçant, il convient pour d'autres écrits, mais là, il fallait quelque chose de plus posé. Il y a aussi trop de clichés. La mère de Mino me fait penser à une ado qui découvre son rôle de mère.

Dommage, Valentina Diana n'a pas su séduire ma fibre littéraire.

Valentina Diana "Dégagé !". Traduit de l'italien par Anaïs Bokobza. Editions Denoël, 2015 (service presse, partenariat)

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Fabienne