Il y a deux semaines, je vous présentais ma chronique sur le premier roman de Marie Beyer "L'enfer à bout touchant", une histoire angoissant et captivante qui se déroule en Polynésie. Alors que son roman sort, aujourd'hui, vendredi 15 Mai, je vous invite à découvrir un entretien de l'auteur, réalisé par mail, par l'intémédiaire de Raphael de l'agence communication/presse de Gilles Paris.

1 - Vous avez vécu en Polynésie, y-a-t-il un évènement ou autre chose, qui vous a inspiré pour ce livre ?

Marie Beyer : Je souhaitais laisser une trace de mon séjour en Polynésie française, puisque comme Blanche, le personnage principal du roman, j'ai eu la chance de partir vivre et travailler à Tahiti. Le thriller est un genre qui m'intéresse et sur lequel je voulais écrire. Je trouve que le lieu et son histoire se prêtaient particulièrement bien à celui-ci et j'avais ce désir d'une approche aux antipodes du mythe du paradis polynésien.

2 - En vous lisant, je vous sens très proche de Blanche. A-t-elle des ressemblances avec vous ?

Marie Beyer : Comme moi, elle vit dans le sud-ouest de la France et elle est architecte d'intérieur. C'est également pour raisons professionnelles qu'elle part à Tahiti. Mais heureusement pour moi, les similitudes s'arrêtent là.

3 - "L'enfer à bout touchant" entraîne le lecteurs dans des rites, des coutumes polynésiennes, était-ce facile de vous en accaparer pour ce livre ?

Marie Beyer : Le roman est basé sur des éléments issus de réalités historiques et d'autres qui sont librement inspirées de celles-ci. Pour ce qui concerne la cérémonie qui a lieu au début de l'histoire, la description du sanctuaire fait référence à d'authentiques marae, les temples en plein air, tandis que la cérémonie est librement inspirée de recherches sur l'histoire de la Polynésie française. Il ne s'agit pas d'un roman historique, mais il donne par ailleurs des clés pour la conpréhension d'une partie des cosmogonies et des mythes polynésiens.

4 - Comment êtes-vous venue à l'écriture ?

Marie Beyer : Par la poésie lorsque j'étais enfant. Ensuite tout a été prétexte à jouer avec les mots (récits, journal intime, échanges épistolaires), mais je n'ai jamais pensé "un jour j'écrirai des livres." L'écriture de ce roman s'est imposée, le moment pour moi était venu de l'écrire.

5 - Avez-vous des auteurs de références que vous appréciez plus particulièrement ?

Marie Beyer : Je suis entrée en littérature adolescente avec "L'arrache-coeur" de Boris Vian. C'est un auteur que j'apprécie tout particulièrement, de même, dans des genres très différents, que Proust ou Dostoïevski. Côté thriller, j'affectionne notamment Dennis Lehane et Jo Nesbo.

Copyright-photo de Marie Beyer : DR

MARIE BEYER

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